Situation à Gaza - déclaration officielle française (23 avril 2018)

Q - Dans la bande de Gaza, le personnel médical de MSF fait état de blessures "dévastatrices d’une sévérité inhabituelle, extrêmement complexes à soigner et qui laisseront de lourdes séquelles à la majorité des patients." Des blessures occasionnées par les tirs à balles réelles des snipers de l’armée israélienne. Ces équipes "constatent notamment un niveau extrême de destruction des tissus et des os, et des orifices de sortie de balles démesurés, qui peuvent avoir la taille d’un poing. "Vendredi 20, encore quatre Palestiniens ont été tués. Un cinquième a succombé à ses blessures ce matin-même. Ce qui porte à 39 le nombre de manifestants tués depuis le début, le 30 mars, du mouvement appelé la "Marche du retour. Que compte faire la France concrètement, et pas seulement en paroles, pour faire cesser ce massacre hebdomadaire qui se poursuit dans le silence du monde ?

R - Le président de la République a fait part de sa préoccupation à l’égard de la situation à Gaza lors de son entretien téléphonique du 21 avril avec le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas. Il est impératif de mettre un terme à la crise humanitaire que connaît la bande de Gaza, via la fin du blocus et la levée des mesures restrictives, ainsi que par des garanties de sécurité crédibles pour Israël.

La France réprouve une nouvelle fois les tirs indiscriminés de l’armée israélienne contre des manifestants à Gaza et déplore les cinq nouvelles victimes de ces derniers jours.

Nous réitérons notre demande de retenue de la part des autorités concernées et d’un usage de la force proportionné, conformément au droit international humanitaire. Nous rappelons le devoir de protection des civils, en particulier des mineurs, et le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement.

La France continuera ses efforts en vue d’une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens, seule voie possible pour retrouver le chemin de la paix.

publié le 15/05/2018

haut de la page