Ramzi Aburedwan : “la musique, une expression contre la violence”

Le fondateur du Centre Al-Kamandjati, diplômé du Conservatoire d’Angers (Ouest de la France), est le maître d’oeuvre de la seconde édition des concerts baroques de Noël.

Pourquoi un festival de musique baroque ?

Je ne pense pas que les Palestiniens n’écoutent que de la musique moderne et de la pop. Beaucoup de jeunes connaissent également un répertoire non négligeable de musique orientale classique. Mais ils sont moins familiers de la musique classique ou baroque occidentales. Il est important de les leur faire connaître. C’est avec l’habitude qu’on apprend à apprécier ce qui nous est peu familier. Aussi, je participe très régulièrement à des concerts à Ramallah, concerts aux styles très variés. Nous essayons surtout d’en organiser dans des lieux où la musique s’écoute moins communément comme dans d’autres villes de Palestine.

Le Centre Al-Kamandjati est aussi une école de musique pour enfants ?

Enseigner la musique aux enfants, c’est leur donner une chance de pouvoir s’exprimer, particulièrement en Palestine où cette occasion est rare dans un quotidien emprunt de violence. C’est aussi leur permettre de s’évader, de développer leur imagination et leur créativité. C’est, bien sûr, un plaisir aussi de voir leurs yeux briller lorsqu’ils découvrent de nouvelles choses, lorsqu’ils jouent un morceau en duo ou en groupe. Nous avons rencontré un jeune chanteur exceptionnel, par hasard, dans le camp de refugiés d’Al Fuwwar (Hebron) en août 2003. Nous faisons tout pour qu’il poursuive dans cette voie. Il y a beaucoup de jeunes qui se découvrent ainsi une vraie passion dans la pratique de la musique, c’est ça qui est extraordinaire !


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- "2° Festival de Noël de musique baroque" (Lire...)

publié le 06/02/2007

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