Premier colloque sur la « résilience » à l’Université de Birzeit

A l’origine, la “résilience” est un terme de physique correspondant à la capacité de résistance des matériaux. Le concept a été utilisé dans un contexte psychologique d’abord par les psychosociologues américains entre 1960 et 1980. Il a été « découvert » et retravaillé quelques années plus tard en France où les écrits de Boris Cyrulnik ont déclenché un fort engouement pour cet « antidote au fatalisme » qui permet ne pas baisser les bras devant des situations qui apparaissent comme particulièrement difficile à surmonter.

Non, tout ne serait pas joué chez l’enfant avant 6 ans et l’expérience de traumatismes terribles n’empêcherait pas définitivement de se construire ou de réussir sa vie. Si les travaux sont souvent centrés sur les trajectoires individuelles de vie, le concept peut être utile dans un contexte plus large puisqu’il y a trois niveaux permettant la résilience : les ressources personnelles de l’individu, celles offertes par la famille et celles du groupe ou de la communauté.

Dans le cadre d’un programme du Consulat général de France à Jérusalem en coopération avec l’Université de Birzeit, une série de colloques s’attache au cours de cette année à débattre de ce concept appliqué à la situation des populations palestiniennes. Deux premières journées, le 17 et 18 mars, permettent de fixer les termes et de définir les perspectives avec des invités de France comme Boris Cyrulnik, Hamit Bozarslan et Michel Manciaux, ou des chercheurs et des responsables locaux de l’Université de Birzeit, d’ONG sur la santé mentale, de l’UNRWA ou du ministère palestinien de la Santé.

Programme en bref :

- Samedi 17 mars :

9h00-13h30 : Ouverture et perspectives historiques et comparées

14h30-16h30 : Résilience palestinienne collective et individuelle

- Dimanche 18 mars :
9h30-14h30 : Etudes de cas et bilan

publié le 11/04/2007

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