Portraits de Gaza

Pour l’avenir ? Elle réplique à ma question : " Dans cinq ou dix ans !!!! En fait, j’hésite à le dire mais on m’a promis de travailler à l’université". C’est effectivement le rêve de Jannat. Elle aime le français et elle veut l’enseigner correctement, comme elle l’a appris.

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Jannat, née en 1984 en Algérie, est une jeune palestinienne francophone. Elle a étudié le français de la 4ème année primaire jusqu’à la 8ème, ce qui l’a aidé à acquérir un bon accent en français. Puis, elle s’est séparée du français et elle n’en a gardé que la bonne prononciation.Jannat arrive souvent souriante, joyeuse avec son voile de couleur claire, et sa démarche fière.

Quand Jannat est arrivée à Gaza, elle a décidé de reprendre la voie du français. Elle s’est inscrite dans le département des langues étrangères à l’université d’Al’Azhar. " Je n’ai pas choisi d’étudier le français parce que je connaissais déjà cette langue... mais, pour moi, le français est la porte vers un autre monde. J’étais sûre que ce domaine m’offrirait beaucoup de chances. Par exemple, grâce au français, j’ai travaillé dans le domaine de la presse dès la 2ème année de l’université avec l’union internationale de la presse francophone/section Palestine".

Concernant son avenir, elle réplique à ma question : " Dans un cadre universitaire...Dans cinq ou dix ans !!!! En fait, j’hésite à le dire, mais on m’a promis de travailler à l’université" c’est effectivement le rêve de Jannat. Elle aime le français et elle veut l’enseigner correctement comme elle l’a appris.
"Une autre culture", c’est ainsi qu’elle finit sa petite interview avec moi quand je lui ai demandé ce que le français pouvait apporter à sa culture.

Arwa Mhanna

publié le 06/09/2007

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