Mission d’un envoyé du Président de la République pour les chrétiens d’Orient

Charles Personnaz, magistrat à la Cour des comptes et acteur engagé de l’Œuvre d’Orient, a été chargé par le président de la République de lui remettre un rapport sur la situation du patrimoine chrétien du Proche-Orient et sur les écoles chrétiennes de la région. Dans ce cadre, M. Personnaz a effectué une mission à Jérusalem, dans les Territoires palestiniens et en Israël du 30 septembre au 3 octobre.
« Je veux dire aux chrétiens d’Orient que la France est à leurs côtés, que notre priorité sera bien la défense de leur histoire » : c’est par ces mots que le président de la République avait inauguré il y un an l’exposition consacrée aux chrétiens d’Orient à l’Institut du monde arabe, réaffirmant ainsi la longue tradition de protection de ces communautés par la France.

Alors que les communautés chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient sont plus jamais fragilisées par les conflits et menacées de disparition, en Syrie et en Irak notamment, un état des lieux à l’échelle de l’ensemble de la région s’imposait. Dans les domaines du patrimoine et de l’éducation, les réseaux chrétiens du Proche-Orient sont en pointe mais aussi en danger. Leur fragilisation ne peut que déstabiliser la longue tradition de coexistence avec les autres communautés et l’équilibre des sociétés. Leur protection est donc indispensable à la préservation de la diversité de la région.

Après avoir mené sa mission au Liban et avant de la poursuivre en Egypte, M. Personnaz a pris la mesure de la situation des communautés chrétiennes orientales en Israël, à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens en rencontrant des acteurs multiples de ces communautés. Il a notamment visité des écoles des patriarcats latin et grec-catholique et des établissements scolaires et hospitaliers des congrégations d’origine française. Si les chrétiens constituent moins de 2% des populations d’Israël et de Palestine (moins d’1% en Cisjordanie et à Gaza), leurs institutions éducatives (60 écoles en Israël, 60 à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza), fréquentées majoritairement par des jeunes musulmans et, en Israël, par un nombre significatif des jeunes juifs, sont un laboratoire de coexistence future.

Une éducation également au souci d’un patrimoine que des années de conflit ont parfois négligé, à Gaza notamment, l’une des zones archéologiques les plus riches de la région s’agissant de la tradition chrétienne

publié le 11/10/2018

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