La France et l’Allemagne décernent le prix franco-allemand des droits de l’Homme 2018 à Daoud Nassar, fondateur du projet Tent of Nations (13 décembre 2018)

Symbole des valeurs communes portées par l’Allemagne et la France, illustration de leur engagement dans la protection et la promotion des droits de l’Homme, le prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’Etat de droit a été créé en 2016 par les ministres des Affaires étrangères de nos deux pays. Soixante-dix ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’Allemagne et la France ont voulu rendre hommage à l’engagement de la famille Nassar en faveur d’une résistance pacifique à la colonisation et d’un rapprochement entre les peuples.

PNG
Le combat en faveur des droits de l’Homme est crucial à l’heure où nombre de gouvernements restreignent les libertés fondamentales. Alors que l’universalité des droits de l’Homme est de plus en plus souvent remise en cause par ceux qui les présentent comme des « valeurs » que l’Occident voudrait imposer au reste du monde, la France et l’Allemagne rappellent par ce prix que les droits de l’Homme ne sont pas des valeurs particulières, mais bien des principes, garantis par des textes internationaux et qu’il revient à chaque Etat de respecter ses engagements, auxquels il a souscrit librement.

Chaque année, les lauréats sont choisis à l’issue d’un processus de sélection associant le Quai d’Orsay et l’Auswärtiges Amt à partir de propositions conjointes des ambassades françaises et allemandes dans le monde. Il y a cette année 15 lauréats.
JPEG

Le Consul général de France à Jérusalem, M. Pierre Cochard, et le Représentant de la République Fédérale d’Allemagne à Ramallah, M. Christian Clages, ont remis ensemble le 13 décembre 2018 le prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’Etat de droit à Daoud Nassar, fondateur de Tent of Nations.
A la tête de cette organisation qu’ils ont fondée, Daoud Nassar et sa famille œuvrent depuis près de vingt ans pour l’entente entre les peuples israélien et palestinien. Dans la propriété viticole familiale près de Bethléem, entourée de colonies, la famille Nassar dirige un centre éducatif, social et environnemental, dans lequel elle sensibilise les visiteurs aux questions d’expropriation foncière et aux répercussions de la colonisation israélienne sur les Palestiniens de la « zone C ».

Conçue comme un espace d’échanges, la ferme de la famille Nassar accueille, pendant les mois de récolte, des Palestiniens, des Israéliens et des bénévoles internationaux autour d’un message fort : « Nous nous refusons à être des ennemis ».

PNG

publié le 14/12/2018

haut de la page