Israël - Situation de M. Hammouri

Le ministère de la Défense israélien a notifié à M. Salah Hammouri la prolongation de sa détention administrative pour une durée de trois mois. Nous ne pouvons que regretter cette décision sur laquelle la justice israélienne doit se prononcer dans les prochains jours.

Comme M. Jean-Yves Le Drian l’a dit à l’Assemblée nationale le 22 février, « nous n’avons cessé, depuis l’arrestation de M. Hammouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative ». Lors de ses entretiens avec le Premier ministre israélien, le président de la République a lui-même évoqué la situation de M. Salah Hammouri et a demandé qu’il soit mis fin à sa détention administrative.

Dans l’attente de sa libération, que nous espérons rapide, M. Salah Hammouri continuera de bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne, au titre de laquelle il a pu recevoir, depuis le début de sa détention, des visites régulières des autorités consulaires françaises.

Q - Le ministère israélien de la Défense vient de nouveau de demander trois mois de détention administrative à l’encontre de l’avocat français (et palestinien) Salah Hamouri. C’est la troisième fois puisque, depuis le mois d’août 2017, il a été détenu six mois suivi de quatre mois. Si rien n’est fait, Salah Hamouri aura purgé une peine de treize mois de prison alors qu’aucune charge ne lui a été signifiée. Ses avocats n’ont pas non plus accès au dossier qui est "secret". Il ne peut pas voir son épouse française, interdite de territoire israélien et pas non plus son fils de deux ans. Rien ne dit qu’au bout de ces trois mois, en septembre le gouvernement israélien ne continue à le détenir puisque la détention administrative peut être renouveler sans fin.

Sollicité par l’Humanité, le 27 juin, vous dites "regretter cette décision, sur laquelle doit se prononcer la justice israélienne dans les prochains jours" et affirmez que le cas de Salah Hamouri a été évoqué par le président de la république devant Benjamin Netanyahu.

Mes questions sont les suivantes :
1) Que vous ont répondu les autorités israéliennes ?
2) Qu’envisagez-vous concrètement pour forcer Israël à libérer ce ressortissant français ?
3) Pourquoi n’évoquez-vous pas son cas publiquement comme vous avez su le faire pour d’autre Français emprisonnés ?

R - Nous vous renvoyons à la déclaration que nous venons de faire.

publié le 05/07/2018

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