Evènement : Ouverture officielle de la médiathéque Robert Schuman

« On voit enfin le bout du tunnel », se réjouit Ursula Gutcherian, la médiathécaire allemande. Avec sa collègue palestinienne Hala Kaileh, médiathécaire du côté français, et son assistante Samira Hanini, elle prépare l’ouverture au public de l’espace Robert Schuman. « Depuis 2004, le Goethe-Institut et le CCF travaillent ensemble sous le même toit dans l’esprit d’une grande intégration, explique Hala. Notre médiathèque met à la disposition du public un choix de références allemandes et françaises en version originale et - là où c’est possible - traduites en arabe et parfois en anglais ».

JPEGOutre des livres et des magazines dans les quatre langues, on trouve des CD, des DVD, des vidéos et des cassettes, destinés aux enfants comme aux visiteurs adultes. Originalité du lieu : les livres y sont classés par thèmes et non par langue. Une douzaine de places assises de travail sont disponibles, ainsi qu’un espace lecture, cinq ordinateurs avec accès à l’Internet et des téléviseurs avec magnétoscopes. A l’étage inférieur, la médiathèque jeunesse accueille déjà des ateliers de lecture ou de bricolage et des cours de langues.

Son nom lui vient de l’homme politique Robert Schuman (1886-1963), pionnier de l’entente franco-allemande et de l’Union européenne. Aussi, la médiathèque donne-t-elle des informations sur l’Allemagne et la France dans le cadre européen ainsi que sur leurs relations avec le Moyen-Orient. La délégation de la Commission européenne à Jérusalem a d’ailleurs apporté son obole au projet. Les autres secteurs privilégiés sont la littérature contemporaine allemande et française, les manuels d’apprentissage des langues ainsi que les beaux livres sur le cinéma, le théâtre, les arts graphiques et la musique.

L’équipe est aussi très attachée à l’intégration de ce nouvel espace à son environnement arabo-palestinien. « La coopération avec les partenaires locaux est primordiale, assure Hala. Notre médiathèque doit s’insérer dans le réseau des bibliothèques universitaires ou municipales, des maisons d’édition, des traducteurs ou bien des institutions travaillant dans le domaine de la culture, l’éducation et la formation. » Aussi, Minisis, un logiciel canadien adapté à l’arabe par les Tunisiens, a été adopté par le Centre pour utiliser le même système de base de données que les universités alentours. C’est notamment avec l’Université de Birzeit qu’une coopération étroite est envisagée.

Le lieu accueillera aussi des expositions, des ateliers, des conférences d’écrivains et des signatures de livres par leurs auteurs. De plus, le Centre promeut des projets extérieurs autour du livre comme la traduction de deux ouvrages allemands pour enfants en arabe, cofinancée par le Goethe-Institut. « Nous voulons soutenir les initiatives locales, explique Ursula. Il s’agit de donner aux habitants de Ramallah la possibilité d’utiliser notre médiathèque comme une fenêtre ouverte sur le monde et sur l’Europe ».

Jennifer Eggert

- Ouverture le 20 novembre à 15h00


A lire ...

- "De Byblos à Google", un article de Nicola Hahn, documentaliste allemande à l’Institut du Monde Arabe, qui intègre ici la médiathèque Robert Schuman dans la grande saga des bibliothèques.

- "Ouverture de la médiathèque Robert Schuman" qui rapporte le déroulement de cet évènement au CCF de Ramallah.

publié le 06/02/2007

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