Cérémonie au domaine national d’Abou Gosh (6 août 2018)

La Chargée d’affaires a.i. du Consulat général a assisté dimanche à l’ordination du frère Brice, présent à l’abbaye d’Abou Gosh depuis vingt-et-un ans. Cette cérémonie a eu lieu en présence de Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, de Mgr Giuseppe Lazzarotto, délégué apostolique du Saint-Siège pour Jérusalem et la Palestine, des frères et moniales d’Abou Gosh, des communautés, de la famille du prêtre et de nombreux amis.

Avec la basilique Sainte-Anne, l’Eleona (église du Pater-Noster) et le Tombeau des rois, le [monastère bénédictin d’Abou Gosh] constitue un des quatre domaines nationaux administrés par le Consulat général de France à Jérusalem. Cette fonction accompagne la [fonction de protection des communautés religieuses] qui constitue une des particularités du Consulat général à Jérusalem au sein du réseau diplomatique français.

Le premier village sur le site d’Abou Gosh date d’au moins 6000 ans avant Jésus Christ. L’abbaye est une ancienne commanderie croisée avec église et crypte, construite au XIIème siècle par les chevaliers de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean (devenu Ordre de Malte). L’église et son couvent ont été vraisemblablement mises au service du projet d’établissement d’un lieu spécifique pour les pèlerins, autour de l’épisode évangélique d’Émmaüs.

Ce projet et la vocation initiale du lieu ont pris fin après la prise de Jérusalem par Saladin en 1187. Sous les Mamelouks, le couvent-forteresse a été transformé en caravansérail. Puis des familles musulmanes ont créé le village d’Abou Gosh proprement dit. Au XIXe siècle, l’Empire ottoman fit don du monastère à la France, en compensation de sa perte de l’église Saint-Georges de Lydda (Lod) dont s’étaient emparés les grecs-orthodoxes en 1871. Confronté au XXe siècle aux réalités du conflit israélo-arabe et voué à demeurer un lieu de passage et d’échange, le monastère a été progressivement restauré par la France et une communauté de moines bénédictins olivétains du Bec-Hellouin, puis de moniales, s’y installa à partir de 1976 [https://jerusalem.consulfrance.org/Abou-Gosh]. Le domaine, renommé notamment pour ses fresques de l’église réalisées au XIIe siècle sous la direction d’un maître de Chypre, a été élevé en abbaye en 1999, sous le nom de Sainte-Marie de la Résurrection.

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publié le 10/08/2017

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